« Staline me voulait Rouge, Hitler me voulait mort » (« Stalin wanted me red, Hitler wanted me dead » - Samuel Pisar)

Paris, 8 juillet 2010

La 6e édition de la présentation des lauréats russes des essais sur l’Holocauste s’est tenue hier à Paris sous l’égide de l’UNESCO. Au cours de cette rencontre, organisée par Verbe et Lumière, le Centre Simon Wiesenthal et la Fondation russe de l’Holocauste, 5 étudiants de Moscou, St. Petersbourg, Iekaterinbourg et Nijni-Novgorod, choisis parmi 1000 candidats, ont présentés leurs travaux de recherche.

La séance, en présence des Ambassadeurs de la Fédération russe, des Etats-Unis et d’Israël, a été ouverte par le Directeur général adjoint de l’UNESCO, Getachew Engida.

L’Ambassadeur russe, Présidente du Conseil exécutif de l’UNESCO, Eleonora Mitrofanova, souligne les effets pervers du déni de l’Holocauste, et le besoin d’une connaissance universelle de la « Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste » fixée par les Nations Unies (27 janvier – date de libération d’Auschwitz en 1945 par l’Armée Rouge).

Le chef du Bureau européen de Newsweek, Christopher Dickey, tire les leçons pour les médias contemporains du discours sur les 4 libertés de Roosevelt.

Samuel Pisar, survivant d’Auschwitz et avocat international, présente son exposé intitulé « Souvenirs avec recul et prévoyance » en parlant en tant que orphelin-survivant, il se revoit comme un jeune animal réagissant instinctivement au danger suivant les avertissements de sa mère : tout faire pour rester en vie ! En commentant le rôle joué plus tard, pendant la guerre froide, dans le commerce et pour la résolution des conflits entre est et ouest, Pisar compare la Russie soviétique et l’Allemagne nazie, en disant que « Staline le voulait Rouge et Hitler le voulait mort », et souligne sa dette tant envers l’Armée américaine qu’envers l’Armée Rouge pour lui avoir sauvé la vie.

L’expert de l’éducation de l’UNESCO, et Président de la Sorbonne Georges Haddad, illustre ses secteurs de pédagogie de l’Holocauste et les expériences de sa famille pendant la 2e Guerre mondiale en Tunisie. Ilya Altman, membre de la Fondation russe pour l’Holocauste, basée à Moscou, synthétise ses activités depuis l’époque de l’Union soviétique et le développement du processus de sélection des candidats pour les essais.

Le Conseil d’administration de Verbe et Lumière – Vigilance étaient représentés par le survivant originaire de Lituanie, Alexandre Kaplan, et le Président du Centre Simon Wiesenthal – France, Richard Odier.

Le Directeur des relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels a remercié l’UNESCO et tout particulièrement la Chargée de mission, Mme Graciela Vaserman Samuels pour avoir conçu l’événement.

Il a également indiqué qu’en tant que Juif britannique, né juste après la 2e Guerre mondiale, sa famille avait été sauvée de l’Holocauste faisant rage sur le continent par les 50 kilomètres de la Manche. Il a souligné de plus que l’invasion par Hitler du Royaume Uni avait été contrée par le Front oriental. « Ma vie a été épargnée par l’Armée Rouge et ses 15 millions de victimes. »

les laureats

Prof. Georgi Chepelev, Shimon Samuels, Graciela Vaserman Samuels, et les laureats, de gauche à droite: Alexeev Dmitry, Evgenia Mushtavinskaya, Elizaveta Yakimova, Sergei Ponomarev, Elena Testova, avec Ilya Altman et Kendal Segre (UNESCO Protocol)

colloque

De gauche à droite:
Ilya Altman, Samuel Pisar, S.E. Amb. Eleonora Mitrofanova, DGA Engida,

 

colloque2

De gauche à droite:
Judith Pisar, Shimon Samuels, Kristen Killion, S.E. Amb. Nimrod Barkan, Alexandre Kaplan